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Né en 1943 dans le Morbihan, biochimiste et chercheur en physiologie animale, Yves Doaré fait ses premiers pas d’artiste en pratiquant le dessin anatomique et scientifique. Très vite il va aussi composer des dessins personnels où se mêlent humour, grotesque et tragique. En 1970, il se lance dans la gravure. et de nombreuses galeries, en France et à l’étranger, exposent son travail. En 1976 et pour deux ans, il est pensionnaire de la Casa Velázquez madrilène. En 1978, il rejoint —définitivement— sa Bretagne natale et installe son atelier à Quimper. Il fait dans le même temps ses premiers essais de peinture.
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Doaré a pratiqué le respect des vieux maîtres - qui est aussi un respect de la beauté des traits et des formes - et qu’il visite dans tous les musées d’Europe. Il écrira lui-même sur la peinture et la gravure, dans Visions du cuivre, esprit du bois (1996), L’Usure du temps (1999—texte inédit sur Grünewald et Bacon). Doaré est un ‘’graveur cultivé’’ —ce qui n’est pas très bien porté... Il a cependant parfaitement digéré un certain art populaire et trouvé une partie de ses sources dans la BD même !
Ses oeuvres sont acquises par collectionneurs, marchands et musées français (Villes de Paris (Cabinet des Estampes, École Polytechnique...), Annecy, Lyon, Mulhouse, , Nancy, Nice, Toulouse, de nombreuses villes de Bretagne…) et étrangers (New York, San Francisco et Boston, Madrid). Il a reçu les prix Florence-Gould (1974, gravure) ; Second New Hampshire International (Jurors Award and Purchase Prize) ; Casa Velasquez, Madrid (1976-1978) ; Georges-Wildenstein (1978) ; Fondation Taylor (2003, IIIe Prix Kiyoshi-Hasegawa ; 2005, Grand Prix Paul-Gonnand, burin).
C’est la seconde fois qu’Yves Doaré expose à Saint-Malo : la Maison des Poètes l’avait reçu en 1999. |