 | Né en 1928 à Saint-Louis du Sénégal, il vit désormais en France (à Lannion) – sa seconde patrie. Charles Carrère est l’une des plus éminentes personnalités de la littérature francophone d’Afrique. Juriste de formation, il a notamment travaillé comme Conseil Juridique de l’Agence de la Francophonie à Paris.o:p> Charles Carrère publie son premier recueil de poésie : Océanes, en 1979 aux Nouvelles Éditions Africaines (Dakar) ; suivront une dizaine de recueils de poèmes et de contes salués par de nombreuses distinctions internationales. | Il collabore aussi à plusieurs revues littéraires et figure dans de nombreuses anthologies. Tour à tour poète et griot, il témoigne dans ses œuvres, tantôt intimistes, tantôt engagées, de sa profonde fidélité au mouvement de la Négritude, la grande révolution culturelle lancée après la guerre par Léopold Sédar SENGHOR. Chantre, lui aussi, d’une culture de l’universel, si chère à l’ancien président sénégalais, Charles Carrère nous invite tous à être nous-mêmes tout en nous ouvrant aux autres, et cela, quelles que soient nos croyances, nos races et nos idéologies. Son œuvre a été récompensée par plusieurs Prix Littéraires – notamment le Prix Léon Dierx (2001), attribué par la Société des Poètes français ; une distinction qui couronne l’ensemble de son œuvre amorcée lors d’une rencontre avec Boris Vian – sa “deuxième naissance”commente-t-il. En 1987, il a reçu le premier prix de poésie mystique décerné par la Fondation Fernando Riello de Madrid. Charles Carrère est vice-président de la Maison Internationale de Poésie de Bruxelles dont Arthur HAULOT était le Président. Il est Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres. | TAM-TAM à ma mère Marie Carrère peau sur ma peau tendue bois de ma chair sculpté corde de mon sang tressée chant qui rythme mon souffle danses nubiles chœur des vierges à la cimaise de ma joie tu montes à l’aube donner jour au soleil tam-tam sur mes lèvres suspendu écho aux avenues d’eau tu ouvres mes savanes tam-tam à mes roseaux accroché à mes toits de chaume tam-tam à mes pieds mes mains liés tam-tam tam-tam toute peine bue puisque joie est mon nom et me vient encore de toi Extrait de Océanes Nouvelles Éditions Africaines, Dakar, 1979 | CATHEDRALE à mon épouse le temps donne à l’amour une patine de pierre des voûtes de silence le parfum d’une eau de mer l’éclat d’une étoile le chant de l’horizon le souvenir sur les galets murmurent nos mots déjà usés j’ai confié mes rêves j’ai confié mes rêves au frisson de l’écume in Nouvelle anthologie de la poésie nègre et malgache Éditions Simoncini, 1990 |
| CATHEDRALE à mon épouse le temps donne à l’amour une patine de pierre des voûtes de silence le parfum d’une eau de mer l’éclat d’une étoile le chant de l’horizon le souvenir sur les galets murmurent nos mots déjà usés j’ai confié mes rêves j’ai confié mes rêves au frisson de l’écume in Nouvelle anthologie de la poésie nègre et malgache Éditions Simoncini, 1990 |
Publications :o:p> Océanes (NEA, Dakar 1979) – Lettres de Gorée (Ed. Silex-ACTT Paris 1982) – Mémoires de la pluie (Ed. Euro-Editor, Luxembourg 1983) – Insula (Ed. Euro-Editor, Luxembourg 1988 – Fondation Aga-Khan, Genève) – Noël pour Malaïka (Ed. Simoncini, Luxembourg 1988 – Fondation Fernando Riello, Madrid) – D’écume et de granit (Institut Euro-Africain, 1988) – Nouvelle anthologie de la poésie nègre et malgache, avec Amadou Lamine Sail (Ed. Simoncini, Luxembourg 1990) – Mémoires d’un Balayeur suivi de Contes et Nouvelles (Ed. l’Harmattan 1996) |